Citations
Bernard Landry
Citations de Bernard Landry

« Depuis maintenant 15 ans, le Québec subit une Constitution qui lui a été imposée sans référendum, et contre le voeu clairement exprimé par les deux grands partis à l'Assemblée nationale. » - 1997

« Le droit des peuples à se gouverner librement et à traiter d'égal à égal avec les autres est inscrit depuis longtemps dans le droit naturel et confirmé dans l'effectivité historique. Pour les peuples déjà libres et maîtres de leurs destins, la question ne se pose même pas et aucun d'entre eux ne voudrait renoncer à sa souveraineté, sauf partiellement et seulement par adhésion volontaire à de véritables instances supranationales. Jamais ils n'accepteraient d'en sacrifier la moindre parcelle pour se soumettre à la domination d'un autre peuple  voisin ou lointain, amical ou hostile. » - 1998

« Un Québec souverain sera beaucoup plus utile [aux Acadiens] qu'un Québec humilié, qu'un Québec qui se contente du minimum contenu dans Meech, qu'un Québec balloté au gré des veto de celui-ci et de celui-là. » - 1990

« Jamais un peuple n'acceptera d'être la simple province d'un autre peuple. » - 1995

« Écoutez-moi bien attentivement. Le Québec est une nation. Cela fait consensus ici. Jean Charest dit la même chose que moi. Alors comment une nation peut-elle n'être que la province d'un autre pays ? » - 2001

« La mondialisation des marchés a rendu plus impérieuse que jamais la souveraineté des nations et celle du Québec. Ce qu'on a vu au Sommet des Amériques en est une illustration. Si, dans notre propre capitale nationale, on n'a même pas le droit de souhaiter la bienvenue, comment va-t-on influencer la construction des Amériques ? » - 2001

« Le combat pour la souveraineté du Québec est devenu un combat pour la démocratie. Avec la mondialisation, les décisions ne se prendront plus à Québec, ni même à Ottawa, mais à des tables internationales où le gouvernement canadien va prétendre nous représenter. » - 2001

« Les Québécois pourraient rendre l'humanité meilleure. Nous le faisons pour contribuer à la liberté et à la dignité dans le monde. Pour que l'humanité soit meilleure. » - 2003


« Déjà ouvert sur le monde, le Québec n'entend pas subir passivement la mondialisation et voir s'établir un déficit démocratique par le fait de décisions prises à des tables supranationales où il ne serait même pas présent. Ce dernier point rend la souveraineté plus urgente que jamais et justifie une grande vigilance en attendant. »

« Le fait que la question nationale ne soit pas réglée entrave tous les autres cheminements de notre peuple et mine en partie nos efforts d'efficacité. Notre gouvernement national, pourvu de simples moyens provinciaux, ne peut tout simplement pas, quel que soit le parti au pouvoir, servir notre peuple comme il devrait l'être et comme il le serait s'il possédait tous les outils. »
Photo QL016
Ce diplômé de droit et en économie natif de Saint-Jacques, milite activement au sein du mouvement étudiant québécois, assumant notamment la présidence du Comité de fondation de l'Union générale des étudiants du Québec (UGEQ), en 1962-63. Cofondateur de la Ligue des droits de l'homme au Québec, il joint les rangs du Parti québécois (PQ) et tente l'aventure politique lors de l'élection générale du 29 avril 1970. Défait à cette occasion, et de nouveau en 1973, il joue un rôle important dans la hiérarchie du PQ avant d'être élu député de Fabre lors de l'élection du 15 novembre 1976. L'ardeur de ce spécialiste des questions économiques est mise à profit par le premier ministre René Lévesque qui lui confie le ministère d'État au Développement économique puis le portefeuille du Commerce extérieur.

On le retrouve par la suite à la tête du ministère des Relations internationales, en 1984, et de celui des Finances, l'année suivante. Défait, comme son parti, lors de l'élection de 1985, il se tourne vers l'enseignement avant que le Parti québécois ne reprenne le pouvoir, en 1994. Homme fort des cabinets de Jacques Parizeau, puis de Lucien Bouchard, à partir de 1996, il cumule notamment les fonctions de vice-premier ministre, de ministre des Affaires extérieures, de ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, ainsi que de ministre des Finances, du Revenu, de l'Industrie et du Commerce, ce qui lui permet d'oeuvrer à la modernisation de l'économie québécoise, un objectif qu'il poursuit depuis son entrée en politique. L'annonce du départ du premier ministre Lucien Bouchard, en 2000, marque un nouveau virage dans sa carrière. Son éloquente feuille de route en fait rapidement le principal candidat à la succession du premier ministre démissionnaire. Aucun adversaire ne s'étant manifesté, il devient, en mars 2001, le cinquième chef du PQ à mener les destinées du gouvernement québécois. Battu lors de l'élection générale d'avril 2003, il continue de diriger l'opposition à l'Assemblée nationale. En 2004, la France le fait commandeur de l'Ordre de la légion d'honneur.


Source: Le bilan du siècle, site de l'Université de Sherbrooke.
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