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Le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes et aux Affaires autochtones, Benoît Pelletier, est un homme charmant. Lors de la diffusion d'un récent reportage présenté à la télé de Radio-Canada, on le voyait attentionné avec sa famille, s'occupant des enfants et des affaires de la maison. Vraiment sympatique. Bref, c'est le genre d'homme que l'on voudrait tous avoir comme voisin et ami. Mais est-ce bien l'homme qu'il nous faut pour nous représenter à Ottawa ? Après la dernière intrusion du fédéral dans nos champs de compétence, à savoir les congés parentaux et de compassion, il déclarait "Une fois de plus, le gouvernement du Canada intervient dans des compétences provinciales.....Si ça continue comme ça, grâce au déséquilibre fiscal qui lui profite, le gouvernement du Canada va faire tout ce qu'il veut et imposer toutes les conditions qu'il souhaite dans les champs de compétence que la Constitution attribue aux provinces.... On ne peut pas diriger une fédération comme ça". Mais après avoir dit cela que fera le ministre ? Il attend la prochaine intrusion fédérale ? À croire que M. Pelletier vient de se réveiller. En politique, être gentil et de bonne fois ne suffit pas. Ce n'est pas un jardin d'enfants; il faut s'appuyer sur un rapport de force pour obtenir gain de cause. Malheureusement, ce rapport de force fait cruellement défaut, en particulier avec un parti Libéral qui érige en dogme son option fédéraliste, ou plutôt "provincialiste" comme beaucoup commencent à les qualifier. Même s'il dénonce les intrusions fédérales, il n'en continue pas moins de jouer les gentils partenaires avec Ottawa. Cette attitude de "je-suis-fédéraliste-à-la-vie-à-la-mort" ne fera que lui attirer des commentaires condescendants, ou pire, que mépris pour l'insignifiance de son rôle dans le processus de décision politique actuel où le grand frère fédéral prend toute la place.
Notre gentil ministre Pelletier
le 26 janvier 2004
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