Citations de Jacques Parizeau
« La souveraineté telle que nous la concevons est le contraire du repli sur soi. » - 1994
« La souveraineté du Québec, c'est le prolongement de cette volonté d'ouverture, de participation au concert des nations, aux échanges des idées, des cultures et des produits. » - 1994
« Notre tâche donc est de convaincre ces Québécois qui ont le goût et la volonté de prendre en main leur distinée qu'il n'y a pqu'une façon d'être plus autonome, c'est d'être souverain.» - 1994
« Plusieurs d'entre vous seront surpris d'apprendre qu'à ce jour, la Constitution canadienne et les institutions canadiennes refusent de reconnaître l'existence des sept millions de Québécois en tant que nation, en tant que peuple, ou en tant que société distincte. » - 1995 (devant l'Institut France-Amérique)
« Toute l'histoire du Québec, avant même la bataille des plaines d'Abraham, est une quête: celle de la reconnaissance de ce que nous sommes et de l'égalité avec les autres peuples. »
- 1995
« La force politique du Québec au sein du Canada s'efface progressivement. Il faut en sortir.» - 1995
« Son intervention dans notre débat est massive, les budgets illimités, les scrupules inexistants. » - 1995 (sur la stratégie du gouvernement fédéral)
« Car si on se dit non, on sera de nouveau condamnés à la stratégie de la survivance, au repli défensif pour tenter de protéger notre langue et notre culture avec les moyuens du bord: ceux d'une province, ceux d'un peuple non reconnu, d'un peuple condamné à être de plus en plus minoritaire, avec tous les risques que comporte le statut minoritaire. » - 1995
« Le camp du Non a réussi à dépenser en une journée presque la somme totale respectée par le camp du Oui pour toute la campagne. Les infractions massives infligées à notre cadre démocratique ne seront pas oubliées. » - 1995
« J'ai changé d'option quand je me suis rendu compte que dressés l'un contre l'autre, le Québec et le Canada se neutralisent, n'arrivent plus à bouger, s'enfoncent dans des conflits souvent dérisoires. Je n'en veux pas à ceux qui ont décidé d'être canadiens. Moi j'ai choisi, comme bien d'autres, d'être québécois. » - 1996
« Est québécois qui veut l'être. » - 1996
« Parce que c'est certain qu'il y aura une prochaine fois. On n'arrête pas comme ça le désir d'indépendance, lorsque l'idée a progressé avec autant de force au sein d'un peuple, juste en disant que ce peuple-là n'existe pas. » - 1997
« Bien des années plus tard, en voyant avec quelle facilité la Slovaquie se sépare paisiblement de la République tchèque avec un simple votre de son parlement, j'aurai comme un coup de coeur. » - 1997
« Je demeure convaincu que le seul critère important quant à l'orientation du vote sur la souveraineté, c'est la langue. Ce n'est pas ni la race, ni la couleur; c'est la langue. Je connais beaucoup de souverainistes d'origine haïtienne alors que je n'en connais aucun chez les Jamaïcains...» - 1997
« On a trop souvent reproché à la France de nous avoir abandonnés. C'est oublier les difficultés de l'époque qui contraignaient la France à s'occuper d'affaires plus immédiates. C'est oublier surtout la volonté du conquérant britannique de briser tous les liens qui pouvaient exister entre la France et son ancienne terre d'Amérique. »
« La société britannique fonctionne naturellement en anglais et d'aucune façon on ne s'imaginerait un instant qu'elle soit raciste ou xénophobe. [...] Je sais que les adversaires de l'idée de souveraineté nous disent "Vouloir fonctionner en français dans cette société, cela a des relents, peut-être de racisme ou de xénophobie". Il faut répondre: non, non, c'est la normalité des choses. »
« Qu'est-ce qu'un Québécois ? Un Québécois, c'est quelqu'un qui habituellement habite au Québec, accepte les règles de vie de cette société, de plus en plus aime ces règles, veut être québécois, accepte de l'être, indépendamment de ses origines. Est-ce que j'ai dit les règles ? Je pourrais dire les valeurs. »
Né à Montréal, le 9 août 1930, fils de Gérard Parizeau et de Germaine Biron.
Fit ses études au collège Stanislas, à l'École des hautes études commerciales à Montréal, à l'Institut d'études politiques et à la Faculté de droit à Paris et à la London School of Economics, en Angleterre, où il obtint son doctorat en sciences économiques.
Professeur à l'École des hautes études commerciales de 1955 à 1976 et directeur de l'Institut d'économie appliquée de cette école de 1973 à 1975. Fut consultant pour divers ministères à Québec, puis conseiller économique et financier du premier ministre et du Conseil des ministres de 1961 à 1969. Fut aussi membre, au cours de ces années, des conseils d'administration de la Société générale de financement, de la Caisse de dépôt et placement, de la Société d'exploitation minière et de la Régie de l'assurance-dépôts.
Dans le domaine journalistique, il fut directeur de la revue l'Actualité économique de 1955 à 1961, chroniqueur de l'hebdomadaire Québec-Presse de 1969 à 1974, puis président du conseil d'administration et éditorialiste du journal le Jour en 1974 et 1975. Collabora à plusieurs revues et ouvrages dans le domaine économique. A publié Pour un Québec souverain (1997) et Le Québec et la mondialisation. Une bouteille à la mer ? (1998)
Président du conseil exécutif du Parti québécois de 1970 à 1973. Candidat du Parti québécois défait dans Ahuntsic en 1970 et dans Crémazie en 1973. Élu député du Parti québécois dans L'Assomption en 1976. Réélu en 1981. Ministre du Revenu dans le cabinet Lévesque du 26 novembre 1976 au 21 septembre 1979. Président du Conseil du trésor de 1976 à 1981. Ministre des Finances du 26 novembre 1976 au 22 novembre 1984. Ministre des Institutions financières et Coopératives du 30 avril 1981 au 9 septembre 1982. Fut aussi membre du Comité des priorités et président du Comité ministériel permanent du développement économique. Démissionna du cabinet le 22 novembre 1984 et comme député le 27 novembre 1984.
De nouveau professeur à l'École des hautes études commerciales de Montréal de 1985 à 1989. Fut président de la Commission d'étude sur les municipalités créée par l'Union des municipalités du Québec en 1985 et 1986.
Élu chef du Parti québécois le 18 mars 1988. Élu député du Parti québécois dans L'Assomption en 1989. Chef de l'Opposition officielle du 28 novembre 1989 au 24 juillet 1994. . Fut président national du Comité du NON durant la campagne référendaire de 1992. Réélu en 1994. Premier ministre président du Conseil exécutif du 26 septembre 1994 au 29 janvier 1996. Ministre de la Culture et des Communications du 31 janvier au 3 août 1995. Annonça son intention de démissionner comme député et premier ministre le 31 octobre 1995. Démissionna le 29 janvier 1996.
Source: Assemblée nationale du Québec