Les députés du Bloc Québécois Serge Cardin (Sherbrooke), Nicolas Dufour (Repentigny) et Carole Lavallée (Saint-Bruno–Saint-Hubert) ont joint leur voix pour dénoncer la coalition des conservateurs et des libéraux qui ont contré le projet de loi du Bloc Québécois visant à doter le Québec de son propre conseil de la radiodiffusion et des télécommunications. Le projet de loi a été battu en deuxième lecture aujourd’hui en raison de l’opposition des députés conservateurs et libéraux.
« Considérant l’impact des télécommunications et de la radiodiffusion sur la culture québécoise, les Québécoises et les Québécois estiment qu’il est urgent d’en assurer la réglementation par le biais d’un organisme à la fois indépendant du gouvernement du Québec, mais conscient de la réalité québécoise. Le bon sens dicte que l’attribution des ondes, une dimension vitale au développement de la culture québécoise, doit devenir l’apanage des Québécois et c’est pourquoi cette demande a été réitérée par tous les gouvernements du Québec depuis Robert Bourassa », a expliqué le porte-parole du Bloc Québécois en matière de télécommunications, sciences et technologies, Serge Cardin.
« Actuellement, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) prend des décisions en fonction de la réalité canadienne, ignorant les différences régionales au sein même du Québec. Le fait que le Québec n’ait pas le contrôle sur ses moyens de communication est absolument inacceptable : le Québec devrait, en ce qui concerne sa radiodiffusion et ses télécommunications, notamment, pouvoir lui-même attribuer les licences, les modifier et les renouveler ou non », a poursuivi la porte-parole du Bloc Québécois en matière de patrimoine, Carole Lavallée.
« Le gouvernement conservateur refuse systématiquement de passer de la parole aux actes depuis qu’il a reconnu la nation québécoise en 2006. Quant aux libéraux de Michael Ignatieff, ils viennent à nouveau de démontrer que les revendications du Québec ne figurent pas davantage dans leurs priorités que durant leurs années au pouvoir. Le résultat du vote d’aujourd’hui nous offre une autre démonstration selon laquelle le fédéralisme n’est pas rentable pour le Québec. Encore une fois, on constate que le Canada ne répondra jamais aux besoins et aux aspirations du Québec », a conclu Nicolas Dufour, qui a déposé le projet de loi en septembre dernier.